Jeunesse et VIH/SIDA: Entre la « Peur du Dépistage » et le Comportement Imprudent

« Se dépister, vraiment je n’ose même pas le faire! ». A déclaré Yoan, un jeune congolais ayant connu pas mal de filles. Mais alors que connaître son statut sérologique VIH, par le biais d’un dépistage, permet de suivre un traitement qui réduit la quantité de VIH présente dans l’organisme. Beaucoup de jeunes, au Congo Brazzaville, craignent la douleur d’être discriminés et stigmatisés du fait d’être séropositifs et reconnus comme tels. Mais encore est-il qu’ils s’exposent et exposent les autres à la maladie.

Le 1er décembre marque la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA. Cette journée, est une occasion de sensibiliser, de commémorer les victimes et aussi de rendre hommage aux progrès sur la lutte contre cette pandémie.

Au Congo Brazzaville, les jeunes de 15 à 24 ans n’ont pas une connaissance approfondie du VIH/SIDA et, de facto, ne se protègent presque pas. En effet, nous pouvons constater chez les jeunes de cette tranche d’âge tout type de comportement dangereux les exposant à la maladie. Ainsi, d’après l’ONUSIDA, au Congo Brazzaville, on a 13 000 nouvelles infections et 7 400 décès. S’impose alors l’impératif de sensibiliser et de pousser les jeunes à s’engager dans cette lutte. Ainsi, il sied de répondre aux questions suivantes :

Qu’est-ce que le VIH/SIDA ?

Découvert en 1981, le VIH est un virus de l’immunodéficience humaine. Il est responsable de la destruction des cellules de l’immunité. En fait, un homme atteint du VIH s’expose à tout type de maladie possible, à cause de la faiblesse de ses globules blancs et anticorps, occasionnée par ce virus. À long terme, le VIH engendre le « syndrome d’immunodéficience acquise » (SIDA). Il mène inévitablement à la mort. Il faut noter que, cette maladie est une pandémie qui n’a – jusque là – pas de traitement curatif.

Comment se transmet-il ?

Le VIH se transmet par le sang, le lait maternel et les sécrétions génitales. Nous pouvons citer les rapports sexuels vaginaux, buccaux et anaux non protégés ; le partage d’aiguilles, de seringues ou de matériels d’injection lors de l’injection de drogues ; l’injections, de transfusions sanguines dans des conditions non stériles ; des piqûres accidentelles avec du matériel contaminé ; la transmission de la mère infectée à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.

Quels sont les différents moyens de lutte ?

Pour se protéger contre le VIH on peut employer plusieurs moyens tels que:

  • l’utilisations des préservatifs masculins et féminins;
  • la limitation du nombre de partenaires sexuels;
  • l’utilisation d’aiguilles et de seringues propres;
  • Le dépistage;
  • Et le traitement en cas de contamination.

À propos du « dépistage », Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA dit : «Avoir une charge virale indétectable, c’est-à-dire un taux de VIH sanguin si bas qu’il ne peut pas être détecté, est vital. La santé des personnes vivant avec le VIH en est améliorée et la mortalité diminuée. Les personnes qui bénéficient d’une suppression permanente de la charge virale n’ont plus aucun risque de transmettre sexuellement le virus à un partenaire séronégatif».

NB: Il reste important de se dépister pour mieux vivre, se protéger et protéger les autres.

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