
Premier cas
On ne dit pas : J’ai intervenu
On dit plutôt : je suis intervenu
Le temps employé ici c’est le passé composé. En fait, le choix de l’auxiliaire pour ce temps pose souvent problème.
En principe, l’auxiliaire «avoir» est employé lorsqu’on veut insister sur l’action évoquée.
Par exemple : J’ai monté l’arbre.
NB: Lorsqu’il a un complément direct, le verbe monter se conjugue nécessairement avec l’auxiliaire avoir.
En revanche, l’auxiliaire «être» est utilisé pour exprimer le résultat ou l’état qui résulte de cette action.
Par exemple : je suis monté dans l’avion.
Ce qu’il faut retenir, en ce qui concerne le verbe «intervenir», il se conjugue au passé composé avec l’auxiliaire «être» et non avec l’auxiliaire «avoir» tout comme le verbe «venir». (Je suis venu et non j’ai venu)
Deuxième cas
On ne dit pas : c’est forte
On dit plutôt : c’est fort
«Fort» est un adjectif qualificatif. Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte.
Exemple 1: un petit garçon. (masculin singulier)
Exemple 2: des petites filles. (féminin pluriel)
À propos, dans «c’est» il y a «C’» (lire: c apostrophe ) qui est la forme élidée du pronom neutre «ce» et « est » un verbe d’état ou le verbe auxiliaire « être » conjugué à la troisième personne du singulier.
Alors pourquoi écrire «c’est fort » et non «c’est forte» ?
En fait, l’adjectif qualificatif après « c’est » ne s’accorde pas.
En l’espèce, l’adjectif qualificatif « fort » doit s’écrire au masculin singulier, d’autant plus qu’il est attribut (séparé du nom ou du pronom par un verbe d’état).
Par exemple : C’est fort, sa façon d’agir.
Autres exemples :
C’est merveilleux ! (Présent)
C’était gentil de sa part. (Imparfait)
Ce sera beau, tu verras ! (Futur).
