
Nos blessures émotionnelles, qu’elles remontent à l’enfance ou à l’âge adulte, ont un impact profond sur notre comportement et notre personnalité. Pour se protéger de la souffrance, nous développons souvent des « masques » qui cachent notre vulnérabilité.
Voici les principaux types de masques associés aux 5 blessures de l’âme :
- La blessure de l’abandon
Masque : le « solitaire autosuffisant »
Pour se prémunir du risque d’être à nouveau abandonné, la personne blessée par l’abandon développe un masque d’indépendance et de self-suffisance. Elle donne l’impression d’être indifférente, froide et détachée, alors qu’elle souffre en réalité d’un grand besoin d’affection. - La blessure de la trahison
Masque : le « méfiant vindicatif »
Avoir été trahi engendre une perte de confiance en l’autre. Pour s’en protéger, la personne blessée arbore un masque de méfiance et d’agressivité. Elle peut paraître cynique, amère et prête à se venger au moindre soupçon de trahison. - La blessure de l’humiliation
Masque : le « faux-confiant évitant »
Rabaissé ou ridiculisé, l’individu blessé développe une faible estime de soi. Son masque consiste alors à feindre une assurance et une confiance en soi qu’il est loin de ressentir. Il peut aussi chercher à éviter toute situation susceptible de le fragiliser à nouveau. - La blessure de l’injustice
Masque : le « revendicateur victimisé »
Face au sentiment d’avoir subi une injustice, la personne blessée adopte parfois un masque de victime, se plaignant sans cesse et revendiquant réparation. Ce positionnement lui permet de cacher sa colère et son sentiment d’impuissance. - La blessure de la solitude
Masque : le « distant indépendant »
N’ayant pas reçu l’affection et le soutien dont elle avait besoin, la personne blessée par la solitude se crée un masque de froideur et d’indépendance. Elle donne l’impression d’être indifférente et de se suffire à elle-même, alors qu’elle souffre en réalité d’un grand manque affectif.
Bien que ces masques puissent sembler efficaces sur le moment, ils finissent souvent par isoler davantage la personne blessée et l’empêcher de guérir véritablement. Le travail thérapeutique peut alors être précieux pour identifier ces mécanismes de défense et apprendre à s’en défaire progressivement.
