Situation du capital humain au Congo Brazzaville
D’une santé économique et financière non au beau fixe, la plupart des ménages au Congo vivent sous le seuil de la pauvreté soit 544,40 FCFA par adulte et par jour.
Avec un indice de capital humain (ICH) de 0,42, la République du Congo se situe en-dessous de la moyenne pour sa catégorie, qui se situe à 0,48 pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Malgré l’augmentation récente de son revenu par habitant, le pays n’a que faiblement progressé dans les domaines de la santé et de l’éducation.ᵇ

Cet état d’immobilisme inquiète d’autant plus que les violences en milieu scolaire augmentent ces dernières années. Les experts établissent un lien étroit entre le comportement violent des jeunes avec la pauvreté. Car ce comportement est engendré, disent-ils, par le sentiment d’insécurité sociale.
Hormis la pauvreté, les sources de l’insécurité sont diverses : origine ethnique, groupe d’appartenance, apparence physique, conditions familiales difficiles, etc. Faut-il croire que presque toutes les études sur la violence sociale ou au sein de l’école révèlent que le sentiment prédominant chez les personnes qui utilisent les diverses formes de violence, c’est la «peur».ᶜ
En l’espèce, les jeunes au Congo ont peur d’un avenir incertain, d’un chômage menacant en regardant leurs aînés oisifs malgré les diplômes universitaires. Le sentiment d’être à l’écart et d’être abandonné par l’État.
Il y a certes la pauvreté. Mais si les violences se perpétuent nous ne pourrons pas avoir un capital humain de qualité pour une bonne productivité tous azimuts dans le futur. Car, les violences engendrent des conséquences à long terme aussi grave dans la santé des jeunes (trouble de sommeil, maux de tête, maux de dos, etc.) dans leur comportement (consommation de drogue et d’alcool, grossesses non indésirées, etc.) et aussi dans la société et l’économie ( l’absentéisme au travail, baisse de la productivité, licenciements etc.)
Ceci étant, pour les jeunes, prendre conscience des effets néfastes de ces violences en milieu scolaire et de leur part de responsabilité, devrait les pousser à prendre ce combat à bras-le-corps, de mener, pour eux-mêmes, des actions de lutte afin de sauvegarder leur avenir.
